article 11

article 11


Nous sommes sur le grand parking, juste à coté de la banque. Je ne suis pour l'instant pour elle qu'un simple passant, un type qui sort promener son chien. Un mec qu'elle ne connait pas. Cette fille est au volant de sa voiture et sort de sa place de parking en reculant devant moi. Théo, Mon pitbull un peu fou-fou, trottine sur le coté. Elle termine sa marche arrière, engage la première, lorsque Théo voyant un autre chien au loin se met à courir vers lui en se jetant devant sa bagnole. Je crie. La fille pile. Théo passe juste devant ses phares, et court vers son idéal canin. Elle lève la tête vers moi. J'articule « - EXCUSEZ- MOI » en levant les bras pour bien montrer à quel point je suis désolé. « - CE N'EST PAS GRAVE » dit-elle avec un grand sourire. Cette fille à un charme fou. Et elle repars, comme si de rien n'était. Et moi, pauvre con, au lieu de rester béat d'admiration, je ferais bien de courir après mon chien.

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Elle s'est garée plus loin, comme à son habitude. Elle aime bien faire à pied les cent derniers mètres qui nous séparent, « parce que c'est bon d'aller l'un vers l'autre ». Six ans déjà que l'on se connaît, et j'ai toujours le même plaisir à la retrouver.

Il se met à pleuvoir. Elle porte son jean noir moulant, celui qui a accompagné les bons comme les mauvais jours. Et un débardeur, noir aussi, qui laisse apparaître le nombril. Ça ne cache pas grand chose, ça montre suffisamment de peau pour donner envie d'y poser les lèvres. Enfin, moi je dis ça, je ne dis rien ... Il pleut un peu plus fort, et maintenant elle est près de moi. Elle me décroche un de ses sourires dont elle a la spécialité et me montre le ciel en haussant le sourcil : « - Tu as vu les éclairs ?! » On dirait une gosse qui verrait un orage pour la première fois. Elle adore. Et moi, j'adore quand elle adore. Alors je regarde les éclairs, en prenant mon air le plus niais. Soudain, la pluie redouble de violence. En à peine cinq secondes, nous voilà trempés de la tête aux pieds. Et elle, elle se marre. Je me sens comme un chien mouillé. Elle, la pluie la rend encore plus belle.
« - J'ai un petit cadeau pour toi! » je lui crie à travers le bruit que font ces tonnes de flotte qui s'écrasent par terre.
« -Génial !! » Me crie-t-elle à son tour en saisissant la cassette que je lui tends. Je sais que Zoe Jane est sa chanson préférée, alors je lui ai enregistré l'instrumental sur une bande son. Au fait, je m'appelle Fabrice, je suis guitariste. A croire que je lui ai ressuscité le père noël, elle sourit aux anges en contemplant l'objet qu'elle a dans la main.
« -J'ai trop hâte de l'écouter ! » L'eau dégouline le long de ses cheveux, les gouttes s'entre-chocs sur sa peau, et à cette seconde, j'envie son mec quand il l'accompagne sous la douche. Soudain, son visage se referme. « - Je dois rejoindre Sarah, je vais y aller à pied, parce que dans l'état ou je suis, je vais flinguer les sièges de ma voiture! »
je suis assez mince de ma personne, alors spontanément, je lui propose : « - Viens chez moi, je vais te prêter des fringues. »
Elle se glisse dans ma chambre qu'elle connait par coeur. Allez savoir pourquoi, elle va se coincer dans le recoin à droite pour enlever son haut, dos à moi.
«  - Tu sais, quand tu enlèveras ton pantalon, tu seras bien obligée de te retourner, ou alors, je verrai tes fesses, et dans tous les cas, je suis gagnant! » Elle tourne la tête en riant:
«  - T'es bete !! mais ce n'est pas faux ... De toute façon je n'arrive pas à enlever mon jean, il est trop trempé et collé à ma peau . »
Joignant ses gestes à la parole, elle se retourne et va s'asseoir sur mon lit, semblant oublier sa pudeur et me dévoilant son buste nu.
«  - Tu peux tirer sur le bas de mon pantalon ? A deux on devrait s'en sortir ... »
Je m'exécute, il est vrai que le jean n'a pas l'air de vouloir se laisser faire.
Mais au bout de cinq bonnes minutes d'acharnement, je crie victoire, et mon corps se fige la voyant assise là, sur mes draps, en sous-vêtement.
Je me sens attiré vers elle comme un aimant. J'ai peur de craquer, j'ai peur d'oser, peut être ne voudra-t-elle plus jamais me voir si j'essaye...
Mais c'est plus fort que Moi, je m'allonge sur Elle, ses bras s'enroulent autour de ma nuque, et ce pour quoi je vis depuis six ans prends enfin forme sous mes doigts, entre mes bras, sous mon corps.
Je ne peux vous dire combien de temps s'est écouler entre cet instant et le moment où elle a de nouveau franchit la porte; Peut être un quart d'heure, peut être deux heures ... ce que je sais, c'est que c'est le sourire au lèvres que je l'ai regarder s'éloigner. Mais ce que je craignais s'est bel et bien réalisé : Elle ne m'a plus jamais rappelé.


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J'attends Haily depuis peut-être cinq minutes quand je vois sa voiture s'arrêter dans la cour. La pluie vient tout juste de s'arrêter. C'est vraiment histoire de nous casser les bonbons, ce temps pourri ! Des trombes d'eau pendant dix minutes, et puis, plus rien. Sauf que tout est trempé, évidemment.  Je descends quatre à quatre les escaliers et me jette dehors avant que quiconque dans la maison n'ait le temps de me voir passer. Mon dieu, heureusement que je la connais par c½ur parce que je ne l'aurais même pas reconnu dans cet accoutrement.

« - Je sais que tu pètes souvent les câbles, mais là tu marques un point ...c'est quoi cette dégaine? » Un pantalon noir, troué aux genoux, avec des bretelles qui pendent de chaque coté. Et sur le dos, une lourde veste kaki, avec une espèce de symbole dans le dos, dont je serais incapable de vous donner la signification. Elle m'explique que c'est son pote Fabrice qui lui a prêté ces fringues ; À cause de la pluie. Et elle met sa capuche sur la tête, pour bien montrer qu'elle ne veut pas qu'on s'éternise sur le sujet. Cette fille, je crèverais pour elle. Je suis sa copine de c½ur. Si je devais avoir une expérience lesbienne, ce serait avec elle sans hésitation.
N'allez pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Disons alors que si un jour, j'ai un cadavre dans le placard, c'est elle que j'appellerais pour m'aider à le planquer.

Pour vous donner un exemple... On roule sur des routes de campagne, il fait noir, c'est vraiment la galère pour s'orienter. Je ne sais pas où on va, mais je sais pourquoi. Au bout d'une petite demi-heure, elle gare la voiture dans un renfoncement sur la droite de la route.
« - Faisons le reste à pied, Je n'ai pas envie qu'on remarque la voiture. » J'obéis, et descends de la voiture sans poser de question. Heureusement qu'il y a des lampadaires, parce que le silence me fait un peu flipper. Je n'aime pas trop la campagne moi, les sangliers furtifs et tout ça. Je la vois prendre deux ou trois trucs sous le siège, et puis elle ferme la voiture à clé.
Elle me fourre un marteau dans la main, et elle s'élance devant moi sur la route. Je coince le manche du marteau dans mon jean, et cache la tête sous un pan ma veste. Elle oblique sur un parking, à droite, comme prévu. Elle commence à serrer les poings. « - Elle va muter » Muter, c'est ma façon personnelle d'expliquer ce qui lui arrive quand elle pique une de ses crises. C'est chiant ce truc, parce qu'on ne sait jamais d'avance de quel côté de la balance ça va pencher. Soit elle se met à pleurer comme une Madeleine, soit elle s'enferme dans sa coquille, soit elle se déchaine et alors, tous aux abris, si vous voyez ce que je veux dire. Bon évidemment, là j'ai une petite idée de la manière dont les choses vont se passer. Mais j'ai l'impression que depuis cette histoire de drogue, son cas a empiré.  « - C'est sa voiture ! » Me lance-t-elle en s'arrêtant devant une voiture. Ni une, ni deux, elle entreprend de crever les pneus du véhicule. Je prends mon marteau et brise comme convenu les rétros, en m'acharnant dessus jusqu'à ce qu'ils explosent et pendent comme de vieilles chaussettes le long de la portière. Entre temps, elle a détruit les phares, et je balance des coups de marteau dans les feux arrière.
Soudain, j'aperçois une silhouette dans l'ombre.
« - Mais c'est ma bagnole !! » Crie cette fille qui, en toute inconscience de ce qui va lui arriver, s'élance vers nous. Haily relève la tête, le visage toujours caché sous sa capuche, et je vois à son regard que sa haine s'est multipliée à la puissance dix en entendant sa voix. Elle murmure « - Eh bien ma jolie, tu tombes bien » J'ai à peine le temps de bredouiller quelque chose pour la calmer que déjà elle fonce droit sur sa victime. La fille s'arrête net en se demandant quelle est cette furie qui déboule dans sa direction. Je ne sais pas ce que j'aurais fait à sa place. Haily bondit, se rue sur elle en l'attrapant par les cheveux. Elle lui tire la tête vers le bas, et lui met un coup de genou dans le visage qui l'allonge au sol. La fille hurle. Ma copine est devenue hystérique. Elle s'assied à califourchon sur elle, et lui frappe le visage comme une dingue. J'entends la voix d'Haily Jane, ma s½ur de c½ur, bafouiller de rage :
« - Reste bien à ta place, Maxime est à moi, ne l'approche plus sinon je te tue.» Elle est folle de colère. Je voudrais la rappeler, lui dire qu'on s'en va, que c'est fini Haily, mais je ne peux pas prendre le risque d'hurler son nom. Encore moins d'aller la chercher, je tiens à ma peau. J'ai toujours mon marteau à la main. Et soudain, je me rends compte que j'ai la solution au problème dans la main. Je lève mon bras au dessus de ma tête, et de toutes mes forces, je le jette dans le pare-brise de la voiture (au point où elle en est ...). Comme prévu l'alarme se déclenche. Le bruit sort ma copine de son délire, et ni une, ni deux, elle se relève et se met à courir, m'attrapant par la main au passage. On atteint la voiture en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
« - Est-ce que ça va ? »  Je lui demande en abaissant doucement sa capuche. Ses arcades sourcilières sont griffées et sa lèvre saigne. Elle tremble, le contrecoup. Elle n'arrive même pas à me parler. Je vois ses yeux briller, je sais qu'elle va fondre en larmes. La lumière des gyrophares éclabousse la rue. Il faut qu'on bouge d'ici, Une voiture garée sur le bas coté c'est trop tentant pour les flics. Mais je vois bien qu'elle n'est pas en état de conduire. Aller merde, bouge de là, je prends les commandes. Je lui dis de glisser sur mon siège, et je prends sa place au volant. Je n'ai pas le permis, bien sûr. Mais avec les millions d'heures de conduite que j'ai dans les pattes, elle peut avoir confiance. Je pars tout tranquillement, comme une voiture qui n'a rien à se reprocher.
On croise les flics qui tracent leurs routes de leurs côtés. Le monde est bien fait, parfois. On roule en silence depuis un bon moment quand elle se décide à sortir de son mutisme.
« - Je crois que j'ai vraiment un problème ... Putain Sarah, j'aurais pu la tuer !!!!
- Je sais.
- Je n'arrive pas à me contrôler ça me rend dingue d'être comme ça !!
- Ne dis plus rien. Je t'aime.



# Posté le mercredi 11 juin 2008 07:13

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 18:49

Article 12

Article 12


J'ai refermé la porte de l'appartement de Maxime derrière moi, et je suis partie, sans me retourner. Sur un coup de tête, comme d'habitude. J'ai toujours été comme ça, et je crois que je ne changerai jamais de ce côté-là.
Condamnée à passer dans la vie des gens et à marquer leurs esprits au fer rouge. Je suis partie sans raison véritable, l'impression que la situation ne me convenait plus, que je n'y trouvais plus mon compte. Je sais que de son coté, il raconte à qui veut l'entendre que c'est lui qui m'a plaquée. C'est bien un mec ... Et puis, si ça lui permet d'encaisser le coup, tant mieux.
En arrivant à la maison, j'ai trouvé mes lunettes de soleil par terre, devant chez moi. Puis un peu plus loin, une de mes tongs, puis plus près de la porte mon huile solaire ... Qu'est-ce que ça veut dire ? Quelqu'un a semé mes fringues comme les cailloux du petit Poucet sur le chemin de la forêt. En avançant, je les ramasse bien sûr. Mon maillot de bain Banana Moon traîne dans l'allée comme une vulgaire serpillière, au prix qu'il coûte !! Ah tiens, ma deuxième tong, je me disais aussi ... Sur la troisième marche, je récupère ma robe de plage. Sur la septième, mon lait hydratant après soleil. La porte de mon appartement est entrouverte. Ok, là, je commence à flipper un peu.
Dans le couloir, je trouve ma serviette de bain, puis mon huile pour les cheveux fait la transition jusqu'à ma chambre. Je pousse la porte, et, je découvre ma valise grande ouverte sur le lit. À l'intérieur, un billet de train, direction le soleil.
« - Ta mère m'a dit que tu avais envie de changer d'air! » Je sursaute et ramasse mon c½ur par terre histoire de vérifier s'il fonctionne toujours après la trouille que je viens de me prendre.
« - C'est un nouveau truc à toi de vouloir me flanquer des frayeurs ? »
Damien, qui s'était caché sous mon lit comme un gamin, en sort avec un large sourire:
« - Est-ce que ça te dit de partir quelque jours avec moi, en amoureux ? » je suis un peu prise au dépourvu, et je ne sais plus vraiment ce que je veux.
« - Euh, eh bien ... je ne sais pas ...
- Écoutes, ces derniers temps j'ai eu l'occasion de beaucoup réfléchir, je sais ce que tu attends de moi. Je suis prêt Haily, je t'assure. Je voudrais reprendre notre histoire là où nous l'avons laissée. Je ferai tout ce qu'il faut pour que tu sois heureuse. Promis ...
- C'est vrai que d'un coté je trouvais dommage de tirer un trait sur nos trois ans de vie commune et de renier tout ce que nous avons pu représenter l'un pour l'autre... »
Je me dirige vers le salon, et surprise, ses valises sont posées au beau milieu de la pièce.
« - Tu as ramené toutes tes affaires avant d'être certain que j'allais être d'accord?! »
La porte d'entrée s'ouvre, et ma fille, suivie de ma mère, apparaît à son tour.
« - PAPA !! » s'écrit Noanne en courant vers lui, et se jetant dans ses bras.


Et bien, je crois qu'elle a fait le choix pour nous deux.



# Posté le jeudi 19 juin 2008 06:33

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 08:07

Article 13

Article 13


L'un de mes Ex (oui, encore un..) dirige une agence de location de voitures à Paris. Mais attention, par voiture, j'entends VOITURES. De belles bagnoles, pour les gens friqués qui n'ont pas l'intention de passer inaperçus lors de leurs virées. Ce jour-là, il était en route pour livrer une Lamborghini à Cannes. Il se déplaçait lui-même jusque là-bas car il comptait en profiter pour négocier de juteux contrat avec son client. Bref, ça, on s'en fout. Le fait est que pour se rendre à Cannes quand on vient de Paris, le mieux, c'est de passer par Lyon. Il fait donc étape au Hilton pour la nuit et il repars le lendemain matin. Cette caisse, c'est LA bagnole de mes rêves. Alors, vu que le Hilton est situé juste à coté du ciné où Sarah et moi nous allons ce soir, je fais un petit crochet par sa suite avant le début de la séance.

Je m'approche du comptoir, et je demande au concierge la chambre de Greg. Il lève un doigt devant lui de façon curieuse j'avoue, pour me demander de patienter, et prend le combiné du téléphone placé devant lui.
« - Monsieur Piendo, Deux jeunes femmes sont à l'accueil et désirent vous voir »
J'hallucine, à croire que c'est une star.
« - Vous pouvez monter mesdemoiselles, Monsieur est disposé à vous recevoir. C'est au dernier étage, Notre groom vous conduira jusqu'à sa suite. » J'accompagne mon sourire d'un hochement de la tête, et pendant que nous nous dirigeons vers l'ascenseur en question, Sarah me tape sur le bras d'une façon que je trouve vulgaire, dans le contexte.
« - Dis donc, tu aurais pu me dire que t'avais des connaissances chez les riches ! » Je souris en lui rendant sa tape.

À l'étage, le groom nous fait signe de patienter, lui aussi en levant le doigt de cette manière énervante dont j'ai parlé tout à l'heure, le prochain qui fait ça je le mors, - et va toquer à la porte.
« - Monsieur Piendo !  vos invitées sont lààà ! » trop de manières, tue les manières. Je trouve.
Deux secondes plus tard, Greg se présente dans l'encadrement de la porte. Il remercie le groom avec un billet et nous fait entrer. Avec des pourboires pareils, moi aussi je veux être groom quand je serai grande...
Je vois que Sarah est un peu gênée par la situation, le cadre. Il nous invite à nous asseoir, nous avons l'embarras du choix avec tous ces fauteuils qui nous tendent les bras. Elle se pose dans un coin, comme un petit oiseau perdu. Je reste debout et entame la discussion.
« - Alors, monsieur le PDG, on ne s'en fait pas trop ?! » il sourit en se servant un whisky. On se croirait dans un film.
« - Il faut bien que je me fasse plaisir, j'ai bossé dur pour tout ça tu sais.
- Je sais. » En fait, je savais pas trop.
Je m'assieds sur le lit, où quinze personnes pourraient dormir ensemble sans problème.
« - Tu marques déjà le territoire ? » me dit-il d'un air taquin en portant son verre à sa bouche. J'avoue, il assure pas mal niveau charisme. Je lui réponds du tac au tac :
« - Bon parlons peu parlons bien ...
- Je me doutais bien qu'il ne s'agissait pas d'une simple visite de courtoisie.
- C'est deux en un, dirons-nous.
- T'as toujours eu réponse à tout.
- Exact. Bon, il me semble que la bagnole que tu emmènes chez ton client c'est une... » 
Il me coupe :
« - Lamborghini de couleur noire. »
Rien que d'en entendre le nom j'ai des frissons qui me remontent le long de l'échine.
« - Ouiiiiii ...
- Et ta préférée depuis toujours. »
Mais comment se souvient-il de ce détail ?!
« - Ouiiiiiii ...
- C'est non.
- Quoi ?!
- C'est non, Haily, Il n'est pas question que je te la prête. »

Merde, même pas eu le temps de demander.
« - Mais Greg, juste un petit tour, tu ne peux pas me refuser ça ! Tu le sais, je ferais n'importe quoi pour être assise au volant de cette caisse.
- Si tu étais restée avec moi, la question ne se poserait même pas.
- C'est mesquin de ta part.
- C'est surtout la vérité.
- Allez, s'il te plait !..
- Au pire tu peux aller t'assoir au volant, elle est garée dans le parking.
- Super ! » Je lui réponds avec ma moue d'ado insolente.
Sarah se lève de son fauteuil, et me rejoint :
« - Haily, la séance va commencer ... il faut qu'on y aille. » Nous prenons poliment congé de Greg, et nous nous dirigeons vers la sortie.

« - Haily ... »
Je me retourne et greg me dit, tout sourire :
« - Juste un petit tour après ta séance. » Il me lance les clefs à travers la pièce. Un peu fort. Je baisse la tête, juste à temps pour éviter de me les prendre en pleine poire, les laissant s'écraser contre le mur.
« - Je vois que tu n'as pas perdu tes réflexes ... » crie-t-il de son fauteuil, content de lui.
Je ramasse le trousseau au sol, trop heureuse pour chercher à lui répondre sur le même ton.
« - Attends !! »
Merde ! J'espère qu'il ne va pas changer d'avis.
« - Approche-toi... » Je le rejoins à pas de fourmi, priant pour qu'il ne me reprenne pas les clés.
Il m'attrape par la taille et me presse contre lui. Puis il me susurre à l'oreille:
« - À la condition que tu ramènes les clés après ta petite escapade. »
Je lui murmure à mon tour : « - Ne t'inquiète pas ... » en lui caressant la nuque. Puis je m'enfuis avec Sarah.
« - C'était quoi ça ? » me demande-t-elle à peine la porte fermée derrière nous.
«  - Quoi ça? »
« - arrêtes tu sais très bien de quoi je veux parler!
- Non.
- T'as une idée derrière la tête.
- Non !!
- Si, je te connais.
- Peut être. »
Je fais tourner les clefs autour de mon doigt, ce qui me plonge illico dans un état second.

Nous sortons de la séance, encore tout imprégnées du film que nous venons de voir. Nous attendons l'ascenseur quand trois mecs se pointent. Le bouton d'appel est déjà éclairé, ce qui n'empêche pas l'un de ces types d'appuyer dessus, on ne sait jamais, d'ici que ça fasse venir l'ascenseur plus vite.
« - Beau petit lot ! » dit le presseur en reluquant Sarah de la tête au pied. Pas le genre de mec avec qui on a envie d'entamer une discussion. mais un deuxième type, tout aussi grand et brun s'approche de Sarah, lui saisit le menton du bout des doigts, et lui dit en lui soufflant son air dans la figure :
« - Je crois que mon copain vient de te faire un compliment.
- Je crois que si tu n'enlèves pas tout de suite ta main de là il va t'arriver un malheur, connard. »
L'ascenseur finit par arriver. Nous grillons la politesse à nos petits amis pour monter. Les trois mecs s'engouffrent à leur tour, pressant comme un seul homme le bouton du deuxième sous-sol, cependant que je glisse subrepticement mon bras derrière eux pour appuyer sur celui du niveau -1, où se situe le parking privé.
Un des garçons, celui qui n'avait pas respecté les règles de bonne conduite avec ma copine, me bloque le bras en plaquant son dos contre la cloison.
« - Le parking privé ? Je crois que tu t'es trompée de bouton ma belle ...
- Je crois que tu devrais me laisser dégager mon bras.
- sinon ?!
- Je crois que tu te fais pas mal d'idées, fais attention, à ton âge, ça peut faire des dégâts »

Au niveau – 1, les types ne font rien pour nous empêcher de sortir. C'est à cause du gardien qui se trouve à l'entrée du parking et qui a l'½il en permanence sur l'ascenseur. Mais le troisième gars, celui qui n'avait encore rien dit jusqu'à présent et qu'on prenait pour le gentil de la bande, me retient par le pull:
«  - Nous vous attendons dehors mesdemoiselles, prenez le temps de vous repoudrer le nez, nous voulons que vous soyez belles. »
Les portes se referment, conduisant ces sales types un niveau plus bas vers l'enfer.
Je remets les clefs au voiturier: « - Je vais chercher votre voiture mademoiselle. »
Trois minutes plus tard, il revient, garant devant moi une voiture encore plus magnifique que je l'espérais : Une Murcielago. Les portes se relèvent, le mec sort de la voiture, et je crois que je vais mourir à cette seconde. Il se rend compte de mon excitation au moment où il me rend les clefs.

Je ferme les portières, et me voilà au volant d'une voiture qu'on jurerait tout droit sortie du film que l'on vient de voir. J'embraye, et passe la première. Le bolide bondit comme un fauve. Un rien surprise par la nervosité du monstre, je freine immédiatement.
« - Oh, oh ... " je lâche, pas trop rassurée.
« - T'inquiète ma belle, fais-toi un peu la main et ça ira tout seul ! » conseille ma copine.
Je reprends l'exercice, l'accélérateur est vraiment sensible. Je fais deux ou trois tour de parking histoire de la prendre un peu en main, la direction est vraiment facile à manier, il me suffit juste de jauger un peu la puissance. Nous sortons du parking. Les trois mecs sont stationnés sur le côté dans une golf sport, histoire d'épater les deux tartes qu'ils s'attendent à voir sortir dans une Twingo, ou quelque chose d'aussi peu glamour. Ils suivent du regard la voiture, la bouche grande ouverte. Ils ne savent pas qui est au volant, les vitres sont teintées.
« - Là ma poule, prépare toi à te faire un gros plaisir »
Nous arrivons à leur hauteur, et je baisse les vitres.
«  - Coucou ! » Nous leur adressons notre sourire spécial, celui dont les mecs ne se relèvent jamais.
«  - Ne me dis pas qu'elle est à toi cette caisse ? »
Nous ne prenons pas la peine de leur répondre, nous les toisons de toute la hauteur de notre mépris, en véritables princesses que nous sommes. Un coup sur l'accélérateur, et ils sont déjà effacés de notre vie.

Cette voiture est un régal à conduire. Inutile d'insister, vous ne pourriez pas comprendre. Lorsque nous revenons au parking, deux heures se sont déjà écoulées. C'est le même voiturier que tout à l'heure, et il nous reçoit avec son sourire le plus irrésistible, celui dont les filles etc., etc..
« - Ça s'est bien passé ? »
« - Encore mieux que ça ! » je lui réponds encore toute dopée d'adrénaline.
Je lui rends les clefs. Avant de lâcher le trousseau, je lui demande :
« - Vous auriez un post-it ? » Il me regarde tout surpris. Apparemment, il n'a pas souvent affaire à des clientes comme nous.
«  - euh, oui, certainement.. » me répond-il en farfouillant dans son bureau.
Il me tend le bloc de Post-it, en pensant aussi à me donner un stylo. Ce mec est le seul garçon logique que j'ai croisé dans ma vie.
Je griffonne un laconique :
« - Avec les réflexes, j'ai aussi gardé le coté rancunière. »
Et je le colle au trousseau.
« - Merci beaucoup ! » je lui rends le bloc. Rapidement, il griffonne un numéro et me le tends :
« - Est ce que vous pourriez donner ça à votre amie s'il vous plait. Qu'elle en fasse ce qu'elle veut. »
C'est mignon ...


Au fait, j'allais oublier, les vacances dans le Midi avec Damien se sont très bien passées.





# Posté le mercredi 02 juillet 2008 10:23

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 17:03

article 14

article 14

Nous sommes vautrés tous les deux sur le canapé. Notre petit cocon à gardé toute sa chaleur, il fait bon vivre chez nous. La vie est belle, les oiseaux chantent, et tout ... c'est trop beau pour être vrai.
« - Haily il faut que je te parle d'un truc ... »
Et voilà qu'est-ce que je disais ...
Damien me regarde, il n'a pas l'air de rigoler.
«  - Qu'est-ce qu'il y a ? » je lui demande, les battements de mon c½ur se sont accélérés avant même que j'ai fini ma phrase. Bizarrement, je redoute le pire.
« - Je pense que tu ne vas pas apprécier.
- Je crois que je commence déjà à ne pas apprécier.
- Mais peut-être aussi que tu seras d'accord avec moi, que c'est une chance qui s'offre à nous." »
Mon dieu ... s'il est revenu comme une fleur pour me faire le coup du je te largue en douceur juste après, croyez-moi que ça va chiez.
« - Allez dis moi ...tu me fais peur.
- J'ai pris une décision pendant notre période de réflexion.
- Oui ??!
- Je pars pour une année d'étude aux états unis. »
Bon c'est toujours mieux que le largage, mais ça ne vole pas bien plus haut.
« - Mais t'es malade ?! D'un coup comme ça, ça te prends de partir de l'autre coté de la planète?
- Ne le prends pas comme ça ...
- Parce que tu croyais que j'allais sauter de joie à l'idée de te savoir à des milliers de kilomètres de moi?
- Ecoute c'est vraiment une grosse opportunité pour moi, et surtout pour nous. Avec un diplôme international comme celui-ci, plus les deux années de formation complémentaires que je passerai en France ensuite, je pourrai décrocher une bonne place dans une boite d'import-export ! Tu imagines le salaire ...
- Oui mais je crois que tu ne te rends pas compte de ce que cela va me faire, de vivre seule. Quelles sont les dates exactement ?
- Du 25 septembre au 1er juin. »
Je prends immédiatement un calendrier, et évidemment, je compte.
« - MAIS ÇA FAIT 250 JOURS EN TOUT !!!! » J'ai le c½ur au bord des yeux. Rien qu'à l'idée de ce départ, j'ai envie de vomir
« - Je sais, ma chérie, ne t'inquiète pas, ça va passer plus vite que tu crois...
- Mais qu'est ce que tu crois, toi ?! Pour toi évidemment ça va passer vite, tu seras dans le pays de tes rêves, ce sera la nouveauté tous les jours, tu vas apprendre des tas de choses, visiter des endroits magnifiques ... Tu n'auras même pas le temps de t'apercevoir que je te manque. Mais moi ?! Pour moi, ce sera toujours la même vie. Je devrai m'occuper de Noanne toute seule, tu ne seras pas là pour Noël, ni même pour notre soirée d'anniversaire à Anna et moi dans 3 mois !! J'irai me coucher chaque soir en pleurant, je me réveillerai chaque matin sans toi, en me disant que c'est encore une journée de plus à subir, en attendant ton retour !!!
- Je sais tout ça, et moi aussi je vais être triste sans toi, mais je te promets de revenir entre-temps, au moins pour Noël.
- Non ! Reste avec nous !!
- Mais tu as conscience de l'opportunité que c'est !!
- Et combien ça coute ce truc ?
- 13 000 euros ...
- QUOI ????!!!
- C'est ma famille qui paye, ne t'inquiète pas pour ça.
- Comment ça ta famille ? Tu sais pertinemment qu'ils ne tiennent jamais leurs engagements, comment nous ferons pour rembourser une somme pareille s'ils te laissent tomber, comme ça te pend au nez ?
- Non je t'assure, ils se sont engagés, on n'aura pas à sortir un rond, et on pourra déménager, comme prévu.
- Justement ! Et le déménagement ?!
- Il sera juste repoussé de quelques mois... et comme je gagnerai plus, on prendra un appartement plus grand. Écoute si on arrive à surmonter cette épreuve, on passera toutes les autres.
- Je sais. Ne crois pas que je ne sois pas ravie pour toi, je sais que tu en rêves depuis longtemps, mais réalise comme ça va être très dur pour moi, ici, toute seule. Dis-moi, lorsque tu sera rentré, pendant tes deux années de formation, j'imagine que tu ne toucheras pas ton salaire complet ?
- Non, un peu moins. Mais on prendra quand même un appartement plus grand. Comme ça on aura déjà de la place pour le deuxième.
- Je croyais qu'on devait se marier, avant de faire le deuxième.
- Oui, Et justement, tu sais quoi ?! Quand je reviens, on met en route les préparatifs et on se marie l'année d'après.
- T'es sérieux là ?
- Oui, si on passe ce cap, on se marie dans la foulée. »
Mais il a pété un câble ... Mais il a pété un câble ... Mais après tout je sais bien qu'un jour il faudra que je rentre dans les rangs, comme nous toutes, et au fond je sais aussi que c'est lui qu'il me faudra près de moi pour le reste de ma vie.
« - Attention ! Ne me fais pas de chantage affectif.
- Tu crois vraiment que je rigolerais sur un sujet aussi grave ?! Je réalise mon rêve, tu acceptes la situation, alors je réalise aussi tes objectifs, tes envies, voilà. Non pas que j'accepte de me marier avec toi juste pour me faire pardonner!
- Oui tu as eu raison de te reprendre, j'ai cru que tu me donnais une récompense. »
Il me sourit. Qu'est ce que je l'aime, cette tête de lard.
Bon ok, va pour les 250 jours d'attente. Quitte à ce que j'en crève, je crois trop en notre couple pour me laisser abattre. 250 jours, qu'est-ce que c'est à côté de quarante ans de mariage ?  
A ce moment là, Noanne entre dans le salon et se jette entre nous deux. Je regarde mon homme, et lui lance :
« - Je te préviens, c'est toi qui lui annonce !
- Ah non, ça non, je ne peux pas le faire ...
- Eh oh c'est ta décision, c'est toi qui assume ! »
Ses petits yeux vont de l'un de l'un à comme de petites balles de ping-pong
Damien la prend dans ses bras et l'emmène vers l'ordinateur :
«  - Viens voir princesse, papa va te montrer comment marche la web Cam, dedans on voit les gens qui sont très loin et on peut leur parler comme au téléphone. »


Bon ok, on lui dira en temps voulu ...




# Posté le lundi 07 juillet 2008 08:48

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 06:13

article 15

article 15


Certains mecs sont particulièrement lâches. Les ex, notamment. Oui, encore et toujours eux. Un ex n'admettra jamais qu'il a pleuré toutes les larmes de son corps pour vous, Ou qu'il vous a menacé de se tuer si vous partiez. Un ex n'avouera jamais qu'il avait des projets d'avenir pleins la tête, et qu'il se voyait finir sa vie à vos cotés. Un ex ne comptera jamais le nombre de fois où il vous a dit je t'aime en répétant que vous étiez la plus belle du monde.
Les miens entrent quasiment tous dans cette catégorie là. Bonne pioche !
Un ex vit une histoire magique avec vous, et vous dénigre complètement une fois terminé ce beau rêve. Et pourquoi donc me direz-vous ? Mais pour les beaux yeux de sa nouvelle copine voyons !

Comment voulez vous que la nouvelle élue ait confiance si votre ex passe son temps à lui dire combien vous étiez merveilleuse, ce qui d'ailleurs est la plus stricte vérité en ce qui me concerne ?! Alors évidemment, on a toutes droit à ce beau discours « - ah mais je suis tellement mieux avec toi, tu es si différente, si merveilleuse, si tout... etc. » Et tourne la ronde.
Tout cela me fait bien rire, parce qu'on peut dire que je les connais bien les mecs, sous toutes les coutures, et de voir la manière dont il s'y prennent pour enrober les choses, c'est assez distrayant. Il y a celui qui cache à sa chère et tendre le fait qu'on se parle toujours, parce que la belle est beaucoup trop jalouse pour accepter le moindre partage, fût-il platonique, et celui qui vous croise dans la rue sans même vous regarder parce que le bonheur passé n'a plus droit de cité dans son c½ur.
Bref, les ex de cette espèce ne sont pas près de trouver l'élue de leur c½ur.
Être la dernière élue, c'est ce qui se fait de mieux dans le genre. Toutes les autres, celles qui n'ont pas fait l'affaire, qui se sont fait larguées méchamment, sont tellement de la merde comparées à vous, que forcément, vous vous sentez pousser des ailes.
Être la toute dernière dans le c½ur d'un homme, c'est être celle qui se fait passer la bague au doigt. Pour des fiançailles, ou pour le mariage lorsqu'elle tient le choc jusqu'au jour J.
Être la dernière, c'est jubilatoire. Derrière vous, l'herbe ne repousse pas. Aucune ne passera après vous, c'est le vôtre, il est à vous, vous l'avez bien gagné. La vie vous devait bien cette petite revanche. Aucune autre ne se glissera dans son lit, ou dans sa tête, son c½ur, ses rêves, ses envies, ses silences, ses désirs (quoi que), ses sourires, ses regards ...
Tout ça c'est pour vous, et vous seule. Parfois, ça fait peur, des désirs pareils.
Je blablate ... je blablate, et pendant ce temps mon portable sonne. C'est Sarah, qui vient de se faire larguer par son couillon de mec. Deviendra-t-il un ex de la race des nazes ? C'est forte probable, il a un sacré potentiel celui là aussi.

Bref, c'est un événement assez rare pour être souligné, une de mes supers keupines qui se fait larguer. Elles sont tellement supers que personnes n'aurait idée de le faire. Sauf ce con. Je crois que parfois les gens n'ont pas conscience de la chance qu'ils ont d'être aimés par des personnes comme Sarah.
Qu'il aille en enfer s'il n'a aucun regret de son acte.
En parlant de regret, Une fenêtre MSN s'ouvre sur mon écran.
«  M.A.X : J'ai des choses à te dire »  Super, Moi pas, c'est dommage.
Cet ex là a une option en plus. Il ment comme il respire.
Bref, évidement je clique sur la conversation. Je lui dis parle maintenant ou tais-toi à jamais. Et là, c'est reparti pour un tour.
« Je suis tellement désolé de la manière dont les choses se sont passées, on n'aurait jamais dû aller aussi loin, maintenant je t'ai perdue, bien sûr que je t'ai aimée plus que tout au monde, mais j'aurais préféré ne rien vivre et te garder dans ma vie, comme amie ... »Et Bla... et bla...et bla. Encore de beau discours, comme il sait si bien les distribuer; Mais après avoir pris conscience que les filles qui lui courraient après n'étaient pas attirées que par du vent, mais bien par de grandes phrases et de belles promesses comme il sait si bien les manier,je dois dire que je ne suis plus cliente.
Sur ces belles paroles, je ferme la fenêtre. Merci, au revoir. Ah non, je ne dit même pas au revoir ( bouh la malpolie.)
Le gros problème, avec les ex, c'est qu'on oublie (trop) souvent des affaires chez eux. Par affaires, j'entends effets personnels. Et moi, il y en a pas mal chez lui.
Alors bon, il va bien falloir que quelqu'un se dévoue pour aller les chercher. Certainement pas moi. Pas envie de repasser par la case départ, les discussions qu'on a déjà eues mille fois, les fausses espérances, les vrais regrets, les dernières explications.


Pas envie de perdre mon temps, tout simplement.

# Posté le lundi 28 juillet 2008 09:36

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 18:50